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Pilates Reformer : soulager les tensions du psoas

  • 10 avr.
  • 9 min de lecture
Femme en fente basse sur reformer Pilates, étirant psoas, ambiance énergique

Un psoas tendu peut tirer sur le bas du dos.

Bonne nouvelle : le Pilates Reformer est particulièrement intéressant pour décomprimer, mobiliser et rééquilibrer la zone hanche–bassin–lombaires, souvent impliquée quand on parle de “psoas raccourci” ou “psoas crispé”. Dans cet article, vous allez comprendre ce qu’est vraiment le psoas, pourquoi il se met en tension, et comment une pratique intelligente sur Reformer (progressive, respirée, bien alignée) peut aider à retrouver une sensation de hanches plus “libres”.

Pour découvrir l’univers du studio, vous pouvez consulter ENERGY PILATES (Reformer uniquement) et la page dédiée au Pilates Reformer.

Le psoas : ce que vous devez savoir (sans jargon inutile)

Psoas, iliopsoas : de quoi parle-t-on exactement ?

Dans le langage courant, on dit “le psoas”. Anatomiquement, on parle très souvent du complexe iliopsoas : le psoas major (attaché notamment aux vertèbres thoraco-lombaires) et l’iliaque (dans le bassin) qui se rejoignent pour aller s’insérer sur le fémur. Son rôle principal : la flexion de hanche (monter le genou, lever la jambe), avec des effets possibles sur l’organisation lombo-pelvienne selon les appuis et la posture. (ncbi.nlm.nih.gov)

Pourquoi il se met si facilement “en tension” ?

Le psoas est sollicité dès que la hanche se replie : position assise prolongée, escaliers, voiture, sport avec beaucoup de montées de genoux… Mais la “tension” ressentie à l’avant de la hanche n’est pas toujours un simple raccourcissement : cela peut aussi être un manque de contrôle du bassin, une faiblesse des fessiers, une respiration peu mobile, ou une stratégie de compensation.

  • Position assise répétée : la hanche reste en flexion, et le corps s’habitue à cette position.

  • Manque de mobilité en extension de hanche : marcher “petits pas”, raideur des hanches, sensation de tiraillement en fente.

  • Hyperlordose / bassin en antéversion : le bas du dos cambré en permanence peut entretenir des sensations de compression lombaire.

  • Charge sportive mal dosée : reprise trop rapide, manque de récupération, technique approximative.

Les signaux fréquents (à interpréter avec prudence)

On ne peut pas diagnostiquer un problème de psoas via un article, mais certains signes reviennent souvent :

  • Tiraillement à l’avant de la hanche en fente, en montée d’escaliers ou après être resté assis longtemps.

  • Sensation de bas du dos “raide” au lever ou après une journée statique.

  • Difficulté à étendre la hanche (faire un grand pas derrière) sans cambrer.

  • Compensations : côtes qui s’ouvrent, bassin qui se dérobe, douleur diffuse plutôt qu’un étirement net.

Psoas, bassin, lombaires : le lien avec le mal de dos (ce que dit la littérature)

“Low back pain is the leading cause of disability worldwide.”

Le mal de dos est un sujet immense : en 2020, la lombalgie a touché 619 millions de personnes dans le monde, avec une projection à 843 millions d’ici 2050. (who.int)

Concernant le lien direct “psoas tendu = mal de dos”, il faut rester nuancé : par exemple, une revue systématique sur l’amplitude de hanche et la lombalgie non spécifique conclut que les preuves sont de très faible qualité pour soutenir ou réfuter des différences nettes d’amplitudes entre personnes douloureuses et non douloureuses. Autrement dit : la hanche compte, mais le tableau est multifactoriel. (sciencedirect.com)

En revanche, ce qui est mieux étayé, c’est l’intérêt d’une activité physique adaptée et d’approches “mind–body” (mouvement + respiration + contrôle) pour de nombreuses lombalgies. L’OMS a publié en 2023 des recommandations pour la prise en charge non chirurgicale des lombalgies chroniques, incluant notamment des interventions comme l’éducation et l’exercice. (who.int)

Pourquoi le Pilates Reformer est pertinent quand on veut “détendre le psoas”

Le Reformer : assistance, résistance… et surtout précision

Le Reformer permet de travailler avec des ressorts qui peuvent aider (assister) ou challenger (résister). L’intérêt, lorsqu’on cherche à soulager l’avant de hanche, est de pouvoir :

  • Réapprendre à bouger la hanche sans écraser les lombaires.

  • Renforcer le centre (gainage) pour limiter les compensations.

  • Mobiliser progressivement l’extension de hanche (le geste “inverse” de la position assise).

  • Travailler la coordination fessiers–abdominaux–respiration, souvent clé pour apaiser la zone.

Respiration et psoas : un duo sous-estimé

Quand la respiration est haute (côtes figées, épaules qui montent), beaucoup de personnes “tiennent” leur tronc… et finissent par sur-solliciter l’avant de hanche dans les mouvements de jambes. Sur Reformer, on peut utiliser la respiration pour stabiliser la cage, améliorer le contrôle du bassin et rendre les mouvements de hanches plus fluides.

Si vous voulez creuser cet aspect, vous pouvez lire : Respiration en Pilates Reformer : techniques simples.

Auto-évaluation utile : distinguer raideur de hanche et compensation lombaire

Le test de Thomas “modifié” : un repère (pas un diagnostic)

Le Modified Thomas Test est souvent utilisé pour apprécier la longueur des fléchisseurs de hanche. Sa fiabilité peut être correcte à condition de contrôler la bascule du bassin (sinon on mesure surtout… une compensation). (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)

En pratique, retenez surtout cette idée : si votre hanche n’arrive pas à s’ouvrir (jambe qui part derrière) sans cambrer, il y a probablement un travail à faire sur la mobilité + le contrôle.

Un indicateur simple pendant vos exercices

  • Bon signe : vous sentez un étirement “franc” devant la hanche, tout en gardant des lombaires longues et une respiration ample.

  • Moins bon signe : vous ne sentez rien devant la hanche, mais vous sentez surtout une compression lombaire ou les côtes qui s’ouvrent.

Exercices Pilates Reformer pour soulager un psoas tendu (logique, sensations, erreurs)

Les exercices ci-dessous sont des pistes : l’objectif n’est pas de “tirer fort”, mais de rendre de l’espace à l’avant de hanche tout en renforçant ce qui stabilise (centre, fessiers, adducteurs selon les personnes). Si vous avez une douleur vive, irradiations, engourdissements ou une pathologie connue, demandez un avis de santé et l’adaptation par un professionnel.

Tableau récapitulatif : objectif → exercice → sensation recherchée

Objectif

Exercice sur Reformer (exemples)

Sensation recherchée

Erreur fréquente

Stabiliser le bassin

Footwork en neutre + respiration

Tronc stable, jambes qui bougent “sans tirer” devant la hanche

Cambrer, ouvrir les côtes, pousser dans le bas du dos

Réveiller les fessiers

Bridge / épaules posées

Extension de hanches “portée” par les fessiers

Monter trop haut et pincer les lombaires

Ouvrir l’extension de hanche

Fente (lunge) assistée

Étirement devant la hanche arrière, bassin “lourd” et stable

Partir en antéversion, chercher l’amplitude au lieu du contrôle

Allonger la chaîne postérieure

Elephant (charnière de hanches)

Hanches qui reculent, dos long, abdos actifs

Écraser les épaules, arrondir en force, verrouiller la nuque

Coordonner jambes + centre

Straps : leg circles / frogs (selon niveau)

Hanches libres, bassin stable, mouvement fluide

Tirer avec l’avant de hanche, perdre le neutre

Décoincer le côté de la taille

Mermaid (variation Reformer)

Ouverture costale latérale, sensation d’espace

Forcer l’épaule, compenser en torsion

1) Footwork : “calmer” l’avant de hanche en stabilisant le centre

Intention : bouger les jambes sans que le bassin parte en antéversion (cambrure) ni que les côtes s’ouvrent.

  • Consigne : inspirez pour préparer, expirez pour sentir les côtes “se poser” et le bassin stable, puis poussez/ramenez le chariot sans à-coups.

  • Sensation : effort dans les cuisses + fessiers, tronc calme.

  • Astuce : diminuez la charge si vous sentez l’avant de hanche “accrocher”.

2) Bridge : extension de hanche portée par les fessiers

Intention : si les fessiers ne prennent pas leur rôle, l’avant de hanche peut “sur-travailler” dans beaucoup de mouvements.

  • Consigne : montez jusqu’à sentir les fessiers, pas jusqu’à “le plus haut possible”.

  • Sensation : fessiers + arrière des cuisses, sans pincement lombaire.

  • Erreur : chercher l’amplitude en cambrant au sommet.

3) Fente (lunge) assistée : étirer sans compenser

Pour beaucoup de personnes, c’est l’exercice qui révèle la différence entre “étirement utile” et “cambrure”. Si vous voulez d’autres idées mobilité, vous pouvez aussi consulter : Reformer pour la mobilité : 7 exemples d’exercices.

  • Consigne : pensez “pubis légèrement vers le nombril” (bascule douce) et “grandis-toi”.

  • Sensation : ouverture devant la hanche arrière, respiration plus ample.

  • Progression : ajoutez une élévation de bras seulement si le bassin reste stable.

4) Elephant : charnière de hanches et décompression

Intention : apprendre à reculer les hanches (hinge) pour soulager le bas du dos et répartir l’effort.

  • Consigne : gardez le dos long, poussez le chariot avec les jambes, puis ramenez en gardant les abdos engagés.

  • Sensation : ischios + centre, épaules loin des oreilles.

5) Straps (jambes) : coordonner sans “tirer” sur le psoas

Intention : bouger la hanche dans une amplitude contrôlée, avec un bassin stable. Le but n’est pas d’aller très bas si cela vous fait cambrer.

  • Consigne : privilégiez une amplitude où les côtes restent “fermées” et le sacrum lourd.

  • Sensation : travail abdominal profond + jambes, sans pincement devant la hanche.

6) Mermaid : ouvrir le flanc (souvent associé aux tensions de hanche)

Quand le bassin manque de mobilité ou que la cage est rigide, l’avant de hanche peut se crisper “par protection”. Mermaid, bien guidé, redonne de la place au souffle et au mouvement latéral.

Erreurs fréquentes qui entretiennent un psoas “costaud mais nerveux”

  • Confondre étirement et compression : si vous sentez surtout le bas du dos, vous n’êtes probablement pas dans la bonne zone.

  • Vouloir “aller plus loin” trop vite : le psoas réagit mal au forcing. Cherchez d’abord la qualité du placement.

  • Négliger la respiration : apnée = compensations + tensions périphériques.

  • Oublier les fessiers : ouvrir une hanche, c’est aussi apprendre à l’étendre avec l’arrière de la chaîne.

Que peut-on attendre concrètement ? (objectifs réalistes)

Selon votre point de départ (sédentarité, reprise du sport, antécédents de lombalgie…), les progrès sont souvent visibles sur :

  • La sensation d’espace à l’avant des hanches en fente et en marche.

  • La capacité à bouger les jambes sans cambrer ni “tirer” dans l’aine.

  • Le confort lombaire au quotidien, grâce à une meilleure répartition des efforts.

Sur les lombalgies chroniques non spécifiques, plusieurs synthèses de la littérature concluent que le Pilates peut améliorer douleur et fonction par rapport à des contrôles, avec des tailles d’effets variables selon les études. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)

Et sur des essais contrôlés récents, un programme de Pilates encadré a montré des améliorations (douleur, incapacité, qualité de vie) comparé à des exercices à domicile dans la lombalgie chronique non spécifique. (journals.sagepub.com)

ENERGY PILATES : comment une séance Reformer peut aider (sans promettre l’impossible)

Au studio ENERGY PILATES, l’approche Reformer permet de jouer finement sur les réglages (ressorts, amplitude, tempo) pour adapter le travail : plus “mobilité contrôlée” si l’avant de hanche est sensible, ou plus “renforcement” si le besoin est surtout la stabilité.

Si vous souhaitez vous projeter, l’article Comment se déroule un cours de Pilates Reformer détaille les étapes, sensations et conseils.

Et si votre objectif principal est le confort du dos (avec précautions), vous pouvez aussi lire : Pilates Reformer et mal de dos : exercices, précautions et conseils.

Ressources externes fiables (pour aller plus loin)

Si vous aimez comprendre le “pourquoi” avec des sources solides :

FAQ – ENERGY PILATES & psoas : vos questions fréquentes

Qu’est-ce que Energy Pilates et en quoi cette méthode diffère-t-elle du Pilates traditionnel ?

ENERGY PILATES est un studio centré sur la pratique du Pilates Reformer (machines à ressorts). La différence principale avec un Pilates “traditionnel” au sol, c’est l’usage du Reformer pour assister ou résister le mouvement, ce qui aide à doser l’intensité et à améliorer la précision. Pour les tensions de psoas, cet environnement guidé est utile : on peut travailler l’extension de hanche et le gainage sans compenser par une cambrure, grâce aux réglages et au contrôle du tempo.

Energy Pilates est-il adapté aux débutants et quelles sont les précautions à prendre pour une première séance ?

Oui, le Reformer peut être adapté aux débutants car les ressorts permettent de moduler la difficulté. Les précautions importantes : venir avec l’idée de progresser plutôt que de “forcer l’étirement”, signaler toute douleur (aine, hanche, lombaires), et accepter de réduire l’amplitude si le bassin se désorganise. Pour un psoas sensible, on privilégie souvent d’abord la respiration, la stabilité du tronc et des fentes très contrôlées. L’objectif de la première séance est de comprendre vos repères (neutre, bassin, côtes), pas d’aller au maximum.

Quels sont les bénéfices spécifiques d’Energy Pilates pour le dos et la posture au quotidien ?

Le Pilates Reformer met l’accent sur l’alignement, la respiration et le contrôle : trois leviers importants pour la posture. Concrètement, beaucoup de pratiquants recherchent une meilleure capacité à stabiliser le bassin, à bouger les hanches sans écraser les lombaires, et à répartir l’effort entre jambes, centre et haut du corps. Cela peut aider au quotidien (marche, escaliers, station assise) en réduisant les compensations qui entretiennent raideur et tensions. Pour approfondir, vous pouvez lire aussi l’article sur le Reformer et le dos.

Comment se déroule typiquement une séance Energy Pilates et quels équipements sont utilisés ?

Une séance de Pilates Reformer s’organise généralement autour d’un échauffement (respiration, placement), d’un bloc jambes/centre (footwork, séries contrôlées), puis de mouvements de mobilité et de renforcement global (charnières, straps, variations de fente, travail latéral). L’équipement principal est le Reformer (chariot, ressorts, sangles, barre de pied), parfois complété par de petits accessoires selon l’exercice. Pour vous faire une idée claire des sensations et étapes, l’article “comment se déroule un cours” sur le site ENERGY PILATES est un bon point de départ.

Energy Pilates peut-il aider à perdre du poids ou à améliorer l’endurance cardio-respiratoire ?

Le Pilates Reformer peut contribuer à une recomposition corporelle (tonus, masse musculaire, posture) et à un mieux-être global, ce qui soutient souvent une démarche de perte de poids. Mais la perte de poids dépend surtout de l’équilibre énergétique (activité + alimentation + sommeil). Côté cardio-respiratoire, une séance peut être dynamique (enchainements, tempo), mais le Pilates Reformer reste avant tout une méthode de contrôle du mouvement, de force fonctionnelle et de mobilité. Si votre priorité est “souffle + gainage”, un travail ciblé sur la respiration est particulièrement pertinent.

Et maintenant ?

Si vous voulez relâcher un psoas tendu sans tomber dans le “stretching en force”, le plus efficace est souvent un plan simple : stabiliser (centre), ouvrir (hanche), renforcer (fessiers) et respirer (cage mobile). Vous pouvez explorer le Pilates Reformer chez ENERGY PILATES, lire le guide Comment choisir un studio de Pilates Reformer, puis prendre contact via la rubrique Contact du site pour être orienté vers la pratique la plus adaptée à votre situation.

 
 
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